Quelques grandes règles universelles de la tech
Lisez jusqu'à la fin pour un confessionnal 2.0 et 1 600 jeux en promo
Édito
Par Ambroise Garel
Cela fait maintenant deux bonnes décennies qu’existe la « tech », comme on appelle ce sous-ensemble très précis de l’activité humaine qui consiste à taper du code en hoodie dans un bureau à San Francisco ou à Station F. Nous disposons donc d’assez de recul pour pouvoir identifier quelques grandes Règles Universelles™, dont certaines se sont encore récemment vérifiées. Tentons donc d’en énumérer quelques-unes, afin de joindre l’utile (le tour de l’actualité) à l’agréable (la satisfaction mesquine de pouvoir dire « haha j’en étais sûr »).
Toute nouvelle entreprise ou domaine d’activité de la tech parvenue au moment où il n’est plus possible de cramer l’argent des capital-risqueurs va brusquement prendre conscience de son absence de business model et se dire « boh, ben on n’a qu’à devenir un support publicitaire ». OpenAI vient d’en arriver là.
Les vraies révolutions sont rares et les disruptions consistent la plupart du temps à mettre un joli vernis sur des pratiques déjà existantes et pas très reluisantes. Ainsi de Spines, la start-up d’édition qui a beaucoup fait parler d’elle la semaine dernière (et pas uniquement parce que la photo de ses fondateurs ressemble de façon hilarante à ce que ChatGPT génère quand on lui demande de dessiner quatre techbros), qui n’est finalement qu’une forme automatisée de vanity press.
Jamais un produit de la « tech », aussi avancé soit-il, ne remplacera totalement l’être humain dans tous les cas d’usage. Si on vous prétend le contraire, c’est qu’il y a un loup quelque part. Dernier exemple en date : Tesla, qui va mettre en place un centre de contrôle chargé de télépiloter ses futurs taxis autonomes. Ce qui semble n’avoir aucun sens jusqu’au moment où on se rappelle que « IA autonome » est synonyme de « un type sous-payé au Bangladesh ».
Le dernier numéro de notre podcast « La Vigie », consacré à l’avenir des drones et de l’IA, est disponible. Et sans même le faire exprès, on est tombé pile dans l’actu.
(⁄ ⁄>⁄ ▽ ⁄<⁄ ⁄) Publicité (⁄ ⁄•⁄ω⁄•⁄ ⁄)

Le triste monde tragique de la technologie
Notre revue de presse de la tech déchaînée, par Ambroise Garel
(;⌣̀_⌣́)
TheGuardian.com. S’il vous fallait une preuve supplémentaire que les NFT-bros et les entrepreneurs en IA n’entravent rien à l’art, en voici une. Justin Sun, « entrepreneur en cryptomonnaies », a acheté pour 6,2 millions de dollars la banane que l’artiste italien Maurizio Cattelan avait collée à un mur. Jusque-là, rien que de très normal dans le petit monde des gros comptes bancaires. Mais v'là-t'y pas que Justin Sun a décidé de manger la banane lors d’une conférence de presse, par pur goût de la provocation. Décision profondément stupide qui montre une totale incompréhension du milieu de l’art contemporain, car s’il s’était filmé en train de la manger et avait vendu l’enregistrement de cette performance aux enchères, il aurait pu doubler sa mise. Il faut tout leur apprendre.
RadioFrance.fr. Nous vivons — il faut le rappeler car nous manquons de sources d’angoisse dans l’actualité ces temps-ci — dans un monde où la majorité des moins de 25 ans s’informent uniquement sur les réseaux sociaux. C’est pourquoi l’Unesco, en partenariat avec le Knight Center de l'université du Texas, a lancé un programme pour former les créateurs de contenus et autres influenceurs aux « bases du métier de journaliste », par exemple la vérification des sources. Ce qui ne serait pas du luxe puisque, d’après l’étude de l’Unesco qui a lancé toute cette affaire, 62 % d’entre eux ne vérifient rien et 42 % considèrent que le nombre de vues et de likes est le meilleur moyen de juger de la crédibilité d’une information. Alors qu’on sait tous que la bonne technique consiste à décréter qu’un fait est vrai s’il est rigolo. Par exemple, je suis persuadé que le Knight Center est une sorte d’hippodrome où l’université du Texas organise des joutes de chevaliers.
Les bons plans matos
Par Furolith
Chargeur sans fil 2-en-1 Belkin BoostCharge Pro (70 €). Un chargeur capable d’alimenter deux appareils simultanément, aux standards Qi2 (rétrocompatible Qi) ou Apple MagSafe, avec une charge rapide à 15 W.
Chargeur Belkin USB-C 30 W (12 €). La recharge filaire, c’est (un peu) moins pratique, mais toujours plus efficace. Ce modèle USB-C Power Delivery 30 W est capable de recharger à bon rythme tous les smartphones du marché.
Les liens ajoutés à cette sélection peuvent nous valoir une commission.
La semaine du jeu vidéo
⋆₊⋆☢︎⁺₊⚠︎₊⋆
En partenariat avec Canard PC : magazine, site web, chaînes Twitch et YouTube.
Notre sélection d’articles
L’article gratuit de la semaine : Test — Stalker 2
Et aussi :
Les bons plans GamesPlanet
Notre sélection jeux vidéo
Les soldes de Noël ont commencé chez GamesPlanet, avec 1 600 jeux soldés et chaque semaine de nouvelles promos. Parmi les meilleures ventes de cette semaine (jusqu’au dimanche 8 décembre) :
WARNO. 22,49 € (-44 %)
Rainbow Six Siege. 7,49 € (-63 %)
Street Fighter 6. 26,99 € (-55 %)
Hogwarts Legacy. 16,49 € (-73 %)
War Hospital. 11,99 € (-60 %)
Le code promo « TOP2024 » offre une réduction supplémentaire sur tout le catalogue GamesPlanet jusqu’au 8 décembre, y compris pendant les soldes.
Sauf mention contraire, toutes les promos GamesPlanet sont livrées sous forme de clé Steam.
(⁄ ⁄>⁄ ▽ ⁄<⁄ ⁄) Publicité (⁄ ⁄•⁄ω⁄•⁄ ⁄)
Le contenu de la semaine
Fraîchement cueilli dans les fermes de contenu d’Internet
À lire dans la partie premium
Les chroniques qui suivent sont réservées à nos abonnés payants.
➫ Bit Brother : Sur Internet, les victimes sont des proies comme les autres
➫ Billevesées du Web : Santa Muerte, égérie TikTok
➫ À quoi jouer ce week-end ?




